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Centre d'échange sur la série "Le Prisonnier"
 
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Peter Smith
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MessagePosté le: 08 Jan 2010 17:00    Sujet du message: N°6 Répondre en citant

Mais on peut rêver. Ca sert à ça la télévision....
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claude
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MessagePosté le: 09 Aôu 2010 13:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je vois cette série plutôt comme une critique du monde derrière le rideau de Fer. Et une critique de ceux qui croyaient au monde meilleur construit du côté des Pays de l'Est. Il suffit de comparer avec les événements de 68 à Prague.
Maintenant cette critique a-t-elle été voulue ou les événements n'ont-ils pas créé la critique ?
Au fait quand a eu lieu le 1er tour de manivelle de cette série et quand son dernier par rapport à la reprise en mains soviétique ?


Dernière édition par claude le 10 Aôu 2010 14:38, édité 2 fois
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claude
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MessagePosté le: 09 Aôu 2010 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ce qui est du visage du n°1, j'y ai vu la réapparition de Curtis, le n° 12 qui semblait avoir été tué par le Rôdeur, mais combien d'autres personnages paraissaient morts ...
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le rOdeur
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MessagePosté le: 10 Aôu 2010 06:54    Sujet du message: Répondre en citant

claude a écrit:
Au fait quand a eu lieu le 1er tour de manivelle de cette série et quad son dernier par rapport à la reprise en mains soviétique ?

La production de la série s'est terminée en 1966.
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claude
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MessagePosté le: 10 Aôu 2010 14:47    Sujet du message: Répondre en citant

Il faut savoir que dès 1948 (le coup de Prague) et 1956 (Poznan et Budapest), les amis de la liberté avaient compris ce qui se passait réellement de l'autre côté. Cela ne donnait pas envie de substituer un système par un autre. Certains ont choisi de s'évader par une autre voie, la drogue.
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snarkhunter
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MessagePosté le: 29 Aôu 2010 09:10    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai enfin achevé ce nouveau re-visionnage de la série, avec ces deux derniers épisodes si controversés, et qui n'en finiront sans doute jamais de susciter incompréhension, débat, (tentatives d') explication, questionnement...

Je ne me sens pas assez fin observateur ou analyste pour me lancer dans une tentative de décryptage d'une conclusion si abstraite. Aussi me limiterai-je délibérément à certains points de détail : je préfère laisser tout le reste aux exégètes !

Il me paraît tout de même étrange de constater à quel point une ambiance jusque là plongée dans un conformisme marqué se retrouve soudain en plein dans les revendications contestataires de l'époque (le mouvement hippie, l'antagonisme ordre/anarchie, etc.).

Le premier détail qui m'ait marqué, de cette conslusion, c'est justement le dernier détail qu'elle nous soumet : cette porte qui, à notre grande surprise, se referme d'elle-même avec un bruit identique à celle du cottage du Numéro 6 au Village.

Cela m'évoque aussitôt... un dialogue antérieur de la série. Je ne sais plus dans quel épisode au juste, mais il me semble bien que c'était déjà celui avec Leo McKern (c'est-à-dire "Le carillon de Big Ben"), expliquant que l'ambition de ses maîtres était que le monde entier soit comme le Village. C'est en quelque sorte ce que cet ultime événement du dernier épisode, donc de la série tout entière, produit comme résultat : à travers cette porte d'apparence si ordinaire, c'est bien le monde entier qui se met soudain à ressembler au Village... à moins qu'il n'en ait en fait toujours été ainsi ?!

D'ailleurs, nous savons aujourd'hui, soit plus de quarante ans plus tard, à quel point il serait difficile d'exaucer le souhait alors formulé par le Numéro 6 d'être le premier homme sur Mars ! Et donc encore, difficile de quitter le Village...

Ce dyptique fait certainement partie des épisodes auxquels je reconnais bien volontiers la plus forte valeur allégorique. Il est d'ailleurs intéressant d'observer de quelle façon est entérinée la restitution à l'ancien "Numéro" de ses attributs sociaux, qui font à nouveau de lui un être humain à part entière : on lui rend des papiers d'identité, de l'argent. Bref, tous symboles d'appartenance à la société humaine. Il ne manquerait guère que les clés de sa maison et de sa voiture pour compléter le tableau !

Je préfère passer sur la symbolique de la rencontre avec le "Numéro 1", parce qu'on pourrait en débattre indéfiniment sans jamais parvenir à un consensus. Ni sur celle de la fuite par la route jusqu'à Londres, pour la même raison.

Ce qu'on voit, cependant, me semble assez effrayant : une fois cet ordre aliénant renversé, que fait-on ? Eh bien... on reprend aussitôt ses habitudes antérieures : l'ancien Numéro 2 retourne dans un quelconque ministère (... celui de la Défense ?), arborant une tenue vestimentaire on ne saurait davantage convenue, l'ancien Numéro 6 revient à sa maison, suivi d'un majordome, ce qui symbolise à la perfection une "British way of life" on ne saurait mieux... ordonnée.

Bref, on n'a bousculé l'ordre établi... que pour mieux y revenir in fine.

Alors, qui sont les prisonniers ? Et qui sont les gardiens ? Ne seraient-ce pas tout simplement les mêmes ?!

Le seul qui paraisse avoir réellement conservé son intégrité ici sera... le jeune hippie (l'ex Numéro 4_8). Peut-être est-il le seul et véritable rêveur de toute cette histoire, après tout ?!


Dernière édition par snarkhunter le 06 Fév 2011 11:25, édité 3 fois
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oscar
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MessagePosté le: 29 Aôu 2010 10:09    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour !

Je retiens comme détail troublant de la série de MacGoohan.

C’est d’abord l’avant dernier épisode très dialogué de petites phrases symboliques décrivant les causalités à effets.

En ce qui concerne les décors de la salle de contrôle, elle a trois sortes d’image sur ces murs qui défile.
Une vision de surveillance des alentours du village…
L’espace avec les constellations des étoiles.
Ensuite, du plasma dans un vaste liquide transparent.

Le village est-il sur une réalité en 3 dimensions : quantique, locale, espace.
La conclusion de la série le prisonnier tire plus vers le genre de la science fiction.
Cela me fait penser à un autre film « Le mystère Andromède »

Une entité venant de l’espace est enfermée dans un laboratoire.
Des chercheurs voudraient comprendre sa raison d’être…

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snarkhunter
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MessagePosté le: 29 Aôu 2010 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

Je savais avoir oublié quelque chose de très important dans ma précédente intervention, et cela vient juste de me revenir à l'esprit.

Je ne sais pas si McGoohan avait jamais manifesté le moindre intérêt pour les philosophies, et en particulier celles issues de l'extrême-orient.

Mais je serais pour ma part fortement tenté de voir dans "Le Prisonnier" comme un "koan télévisuel". Pour ceux qui ignorent ce que ce terme signifie, il désigne un court aphorisme très symbolique, voire abstrait, absurde, utilisé par le zen japonais, mais dont le sens véritable est a priori impénétrable. Sa fonction n'est d'ailleurs pas d'être compris et interprété (d'où sa forme), mais plutôt de provoquer une sorte de rupture dans le schéma mental de la personne qui le lit, par création d'un conflit impossible à résoudre, qui est censé l'amener à un état qu'on appelle "l'éveil" (satori), à partir duquel on se trouve en harmonie absolue avec le monde qui nous entoure et dont nous ne sommes au final qu'une infime composante.

Je suis à peu près convaincu que "Le Prisonnier" ou, plus précisément, son tout dernier épisode, aura été voulu comme un koan pour le téléspectateur : la série n'est pas là pour répondre à des questions, et encore moins pour donner des explications, mais bel et bien pour provoquer un mouvement personnel à chacun, et unique. Une réaction dans l'esprit, qui nous amènera à une sorte d'éveil, de prise de conscience instinctive et non sollicitée.

Et je crois que l'existence de ce forum, et la nature des échanges qui y ont lieu, iraient assez dans le sens de ma proposition !


Dernière édition par snarkhunter le 29 Aôu 2010 12:09, édité 1 fois
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snarkhunter
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MessagePosté le: 29 Aôu 2010 12:06    Sujet du message: Répondre en citant

... Je poursuis ma réflexion, et une nouvelle constatation vient renforcer l'hypothèse d'une forte relation entre "Le Prisonnier" et la philosophie ou la culture japonaise.

- Le haïkaï... forme poétique abstraite dérivée du haïku.

Pourquoi ?

Le haïkaï comporte dix-sept syllabes, quand la série comporte dix-sept épisodes !

J'ignore combien avaient initialement été conçus par McGoohan comme constitutifs de l'ensemble cohérent qu'il souhaitait créer. Disons que ce pourrait n'être qu'une coïncidence.

D'autres références à cette culture japonaise apparaissent au cours des épisodes :

- Le "Kosho" (discipline qui se présente quelque part entre le sport et le combat martial, et vue à deux reprises). Les tenues portées pour la pratiquer, ainsi que la musique qui accompagne ces scènes, ne laissent d'ailleurs planer aucun doute à ce sujet.

- Peter Wyngarde, le Numéro 2 de l'épisode "Echec et mat", est vu en pleine concentration pour un exercice de "casse" martiale d'une planchette de bois. C'est d'ailleurs un cas unique dans la série, tous les autres Numéros 2 ayant une attitude nettement plus sédentaire.

Je n'ai pas d'autre exemple à l'esprit pour le moment, et ne suis donc pas en mesurer d'affirmer que ceux que j'ai indiqués ci-dessus soient bien les seuls.

Néanmoins, cela augmente la probabilité que McGoohan, par ailleurs un homme visiblement cultivé, ait bien eu des connaissances effectives de la philosophie zen, ce qui rendrait donc plausibles mes hypothèses antérieures concernant cet épisode.
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oscar
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MessagePosté le: 29 Aôu 2010 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

snarkhunter a écrit:
... Je poursuis ma réflexion, et une nouvelle constatation vient renforcer l'hypothèse d'une forte relation entre "Le Prisonnier" et la philosophie ou la culture japonaise.

- Le haïkaï... forme poétique abstraite dérivée du haïku.

Pourquoi ?

Le haïkaï comporte dix-sept syllabes, quand la série comporte dix-sept épisodes !

.

Bonjour snarkhunter!

Dans l’avant dernier épisode le numéro 2 fait référence à Shakespeare
Qui a écrit 17 comédies (au 17ème siècle). Hamlet régna 17 ans.

Il est indéniable que le l’œuvre de McGoohan est construite comme le test Rorschach des taches d’encre.
(Voir mon avatar)
Ce test analyse les traits de personnalité, et peut permettre de déceler certains troubles.

Mais quelle est la motivation profonde de Patrick McGoohan d’avoir produite et réalisé une série à énigmatique ?

Il me semble qu’il devait avoir un certain mépris à l'époque, pour les œuvres de fiction un peu ringardes et débiles.
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